Je peux me considérer comme un geek, même si je déteste ce mot, comme un passionné sur certains sujets, ou même un nerd. Mais bien qu’à certains moments de ma vie, j’ai pu me dire que je baignais pleinement dans toute cette sous-culture, c’était le nom que l’on donnait à l’époque. Je vous dis à l’époque car lorsque j’étais adolescent, je passais beaucoup d’heures sur mon ordinateur. Et cela m’a valu des surnoms et on voyait en moi le nerd de service. Ce n’était pas méchant en soi, loin de là. Mais cela permettait de catégoriser les gens. Et nous l’avons tous fait, nous savions qui faisait partie des sportifs, des intellos, etc etc.

Mais malgré mes connaissances dans certains domaines qui pouvaient s’associer à cette fameuse culture geek, je n’ai jamais vraiment ressenti mon appartenance totale à ce phénomène sociologique. Car, et c’est le sujet de cet article, certains pans de la culture geek m’étaient et me sont encore inconnus. Star Trek en fait partie. Je n’ai jamais été intéressé à en connaitre plus sur cette production de science-fiction. Je n’ai seulement été intéressé que lorsque J J Abrams a réalisé les deux premiers films de la nouvelle trilogie. Mais comme j’aime me renseigner, j’ai bien compris qu’on nous montrait une version light de Star Trek mais qu’importe; à mon égard, j’avais bien apprécié ces deux films malgré tout. Et cela permettait d’initier nombre de personnes à cet univers qui pourrait paraître assez opaque pour quiconque voulait s’y intéresser. Ou même certains pouvaient voir ça comme un univers ayant trop vieilli.

Et grâce à cette petite initiation, je pouvais connaitre une partie de cet univers si grand à mes yeux. Fort de ces films et de leur réception auprès du grand public, une série (Star Trek Discovery) a été mise en chantier par CBS, qui possède les droits de Star Trek. Il est toujours bon de rappeler à qui revient les droits d’adaptation, car non, ce n’est pas une série Netflix même si on voit le logo au début. C’est uniquement Netflix qui distribue la série à l’international.

Star Trek Discovery

Star Trek Discovery : Une première saison forte

J’étais un peu sceptique lors des premiers épisodes. Parce que cela démarrait fort et il était si facile d’être déçu par la suite. Mais il n’en a rien été. La série se savoure de bout en bout même si vous n’êtes pas fan de Star Trek à la base. Il est certain que j’ai dû louper pas mal de références mais cela n’empêche pas d’apprécier la série.

Et c’est là que la série aurait pu se perdre en références trop privées pour toucher les fans absolus et délaisser les néophytes comme moi.

Cette première saison est très bonne à mon goût, surtout avec des twists bien trouvés et qui permettent de comprendre certaines décisions qui auraient pu nous paraître abruptes.

La diversité avant tout

A l’heure où on met de plus en plus en avant la diversité, Star Trek Discovery y arrive de façon brillante et cela passe sans que l’on sente que ça soit forcé (bonjour Star Wars et vos quotas, on vous a grillé). Et tant que j’y suis pour enfoncer le clou entre Star Wars et Star Trek, la diversité se porte également par les races qui composent le vaisseau contrairement à ce #StarWarsSoHuman.

Star Trek Discovery

De l’actrice Sonequa Martin-Green à Anthony Rapp en passant par Doug Jones dans son rôle de Saru mais aussi avec Michelle Yeoh et Wilson Cruz, je dois avouer qu’ici nous touchons à la diversité dans ce qu’elle a de plus beau. Et c’est encore une fois pas forcé, recoucou Star Wars.

C’est une qualité, un très grande qualité qui doit être mise au grade de ce Star Trek Discovery.

Mais ce n’est pas là sa seule qualité, l’histoire en elle-même est captivante du début jusqu’au tout dernier épisode. Pour le coup, j’ai terminé cette critique une semaine après la fin de l’épisode 13 qui me semblait être le dernier épisode de la saison. Seulement, il est lundi soir et j’avais ma petite habitude avec Star Trek Discovery, je suis arrivé dans mon lit et je ne savais pas quoi regarder. J’ai lancé Netflix et à ma surprise, il y avait un épisode 14. Donc je dois vous avouer que je ne sais pas trop sur quel pied me mettre parce que d’un côté, j’étais content d’avoir un épisode sorti de nul part mais de l’autre, j’ai trouvé que l’épisode 13 suffisait pour terminer la saison. Et avec ce qu’il se passe dans ce quatorzième épisode, je pense que l’on aurait pu s’en passer.

Star Trek Discovery

Mais je dois bien admettre quelques faiblesses dans la série, ce qui n’enlève rien à ses qualités. Il y a eu, surtout vers le début, un étrange sentiment de ce que je pourrais appeler un effet Stargate SG1. Je m’explique. J’appelle effet Stargate SG1 une série qui a certains de ses épisodes totalement dispensables.

Si vous avez déjà regardé Stargate, vous voyez de quoi je parle. C’est-à-dire des épisodes filler qui n’ont absolument aucun impact sur l’histoire principale. Et c’est ce que j’ai ressenti à certains moments. Cela ne concernait pas tout un épisode dans son ensemble, mais certaines parties de celui-ci.

Et pour une série de 13, 14 pour le coup, épisodes en 2017 / 2018, je trouve cela dommageable. On ne fait plus les séries comme on les faisait du temps des années 2000. Bonjour Charmed, Les Experts, Stargate, etc.

Donc Star Trek Discovery est une superbe série qui, je pense, ravira les fans de la franchise, ainsi que les fans de SF, de la diversité, les féministes, la communauté LGBT, etc. Car au final, l’esprit de Star Trek, c’est bien cela, accepter les différences en chacun. Car ce sont les qualités de chacun qui font la force d’un équipage.