• Film : The Disaster Artist
  • Réalisé par : James Franco
  • Produit par : New Line Cinema RatPac-Dune Entertainment
    Good Universe Point Grey Pictures Rabbit Bandini Productions Ramona Films
  • Distributeur : A24 Films (USA), Warner Bros. (France)
  • Genre : Comédie dramatique biographique
  • Avec : James Franco (Tommy Wiseau), Dave Franco (Greg Sestero), Seth Rogen (Sandy Schklair) et Ari Graynor (Juliette Danielle), Josh Hutcherson (Philip Haldiman), Jacki Weaver (Carolyn Minnott) et Zac Efron (Dan Janjigian).

Synopsis : Tommy Wiseau est un artiste passionné mais ignorant tout de l’industrie du cinéma. Il va malgré tout se lancer dans la réalisation d’un film. Il peut compter sur l’aide de Greg Sestero, un jeune acteur rencontré dans un cours de théâtre. Avec l’aide de personne, les deux hommes vont donc tourner The Room, qui sort en 2003. Ce film va rapidement être présenté comme le plus grand nanar de tous les temps.


L’attente aura été vraiment longue pour moi comme pour tous les aficionados de The Room, de Tommy Wiseau ou encore de James Franco, alors que le film n’était diffusé que dans certains festivals l’année dernière, mais j’ai enfin vu The Disaster Artist. Il a fallu attendre le début de l’année 2018 pour voir cette adaptation plus qu’attendue du livre de Greg Sestero : The Disaster Artist: My Life Inside The Room.

Les débuts d’une genèse

Le film peut être perçu comme un projet assez opaque tant l’histoire derrière est assez méconnue ici en Europe. Le film raconte la création du film The Room, qui est considéré comme le plus mauvais film ayant jamais existé dans l’industrie. Ce film fût réalisé par Tommy Wiseau dans les années 2000.

The Disaster Artist

Suite à cela, plusieurs années plus tard, Greg Sestero, le meilleur ami de Tommy Wiseau, décida d’écrire un livre sur la production de ce métrage, mais également sa rencontre avec la personne qui deviendra plus tard son meilleur ami. Le livre raconte la production catastrophique dont il a bénéficié.

Et c’est donc l’adaptation de ce livre dont il est question dans le métrage de James Franco.

James Franco au meilleur de sa carrière

En 2017, James Franco brillait avec l’excellente série The Deuce, que je vous recommande vivement. Et donc j’attendais cette production, car l’effervescence montait un peu plus à chaque récompense que le film gagnait dans les festivals où il était diffusé. Le film est un chef d’oeuvre, il faudrait être fou pour dire le contraire.

Caméra à l’épaule et action pour The Disaster Artist !

Je ne me souviens pas totalement mais au moins 90% du film est tourné en caméra à l’épaule. Au début, j’avais un peu de mal, mais au final c’est un choix des plus logiques. On pourrait presque décrire le film comme un reportage, car avec cette caméra à l’épaule, on donne un rapport intimiste à l’histoire et c’est, j’en suis certain, ce que voulait James Franco, soit se rapprocher le plus possible du spectateur. Ce film instaure une barrière très mince entre son spectateur et son réalisateur. Et le jeu de James Franco est bien là pour en témoigner.

The Disaster Artist

Même s’il s’agit en soi d’une comédie, nous nous retrouvons avec des scènes intimistes qui sont vraiment ridicules car le scénario le veut. Mais d’un autre côté, nous avons une certaine réflexion derrière, bien qu’on puisse s’attendre à rigoler du personnage de Tommy Wiseau dans l’interprétation de James Franco.

L’acteur de Palo Alto ne fait pas dans la caricature. C’est ce qu’on aurait pu croire aux premiers abords quand on voit le film. Mais il n’en est rien. L’interprétation de Tommy Wiseau est certes drôle et ridicule, mais elle n’est pas caricaturale ayant pour but de se moquer du réalisateur.

The Disaster Artist

C’est en cela que je trouve que James Franco a fait un travail exceptionnel. Il nous fait ressentir les conflits et émotions de Tommy Wiseau. Faire un film comme celui-ci n’a pas dû être chose aisée, car il aurait été facile de partir dans une pochade biaisée. Nous pouvons voir dans le métrage de James Franco tout son génie cinématographique. Car c’est ce que j’aime chez eux, chez l’héritage de Judd Apatow avec Seth Rogen, James Franco, Jonah Hill, Michael Cera, Christopher Mintz-Plasse, etc. Ils transposent vraiment une image de nouvelle génération voulant simplement s’en taper de tout mais derrière cela, il y a des personnes passionnées, passionnantes et brillantes.

The Disaster Artist

Pour retranscrire mon ressenti très personnel sur le film, j’ai rarement rigolé comme j’ai pu le faire devant The Room. C’est assez délicat à expliquer mais en tant que comédie, on s’attend bien entendu à rigoler mais l’humour et notre rire sont et seront différents en fonction de ce que nous voyons et entendons. Et dans le cas de l’adaptation de The Disaster Artist, l’humour faisait mouche à chaque fois et c’était un humour que je pourrais qualifier “d’intelligent”.

Ah, ah, ah. What a story Mark.

Je me suis commandé le livre original pour en savoir plus mais aussi parce que l’histoire derrière ce film à 6 millions de dollars est des plus fascinantes. Je vais attendre de voir certaines autres sorties ciné de cette année, mais je peux déjà dire que le film est dans mon top 3 de 2018.

Je ne pourrais que trop vous conseiller d’aller voir le film. Parce que ça ne sera pas un film qui “tearing me apart”, bien au contraire. Ho hi Mark !