J’avais vu Justice League enfin, j’avais vu pour la première fois la grande réunion des plus grands de chez DC Comics. Et malheureusement, j’en suis ressorti avec un goût amer. Mais là n’est pas vraiment la question car une critique a déjà été faite sur le site et je vous invite à aller la lire. Je vais m’intéresser à quelque chose qui tourne autour de chaque nouveau film qui sort : sa communication. J’apprécie tout ce qui tourne autour du marketing car travaillant moi-même dans une entreprise de marketing, je suis très réceptif à cela.

La communication est aussi inhérente à un film qu’un réalisateur sera toujours attaché à ce dernier. Et elle sera encore plus présente et plus intense quand la communication portera sur des productions de grande envergure. Il n’y a pas besoin de chercher bien loin pour trouver des blockbusters ayant porté des campagnes de communication agressives au point même parfois d’en dégoûter le spectateur cible. Mais elle est là et il est difficile d’y échapper, sauf si vous habitez au fin fond de la campagne sans aucun moyen de communication avec vous.

Batman V Superman

Il suffit de voir les campagnes de promotion pour Star Wars, Blade Runner 2049 ou même encore Pirates des Caraïbes pour comprendre qu’il est tout aussi important de savoir gérer sa campagne de communication autour de son film que d’en gérer sa production. Mais hélas, ces deux points ont été très mal gérés de la part de la Warner Bros, tant sur le plan de la production qui a subi, pour des raisons tragiques, le départ de Zack Snyder. Mais également la communication autour du film a été plus que désastreuse. J’y reviendrai plus bas dans cet article pour développer mon point de vue sur cette communication.

Une communication plus intensive pour Justice League aurait été bien venue

Avant cela, nous allons nous intéresser à la campagne de communication du film Batman V Superman: Dawn of Justice. Pour celles et ceux qui ne s’en rappellent pas, Batman V Superman est sorti l’année dernière après 3 ans d’attente. Durant ces 3 années, la communication sur le film ne s’est faite que très discrète. Nous avions uniquement Zack Snyder qui tweetait sur des impossibles crossovers entre Star Wars et l’univers DC Comics.

Et de l’autre côté, J J Abrams repartait de plus belle. C’était une belle guerre de communication entre les deux réalisateurs. Puis débuta la campagne de communication et nous avons été clairement servis avec différentes affiches en tous genres et autres supports. Et la frénésie montait au fur et à mesure que les jours passaient. Cette période de communication avait vraiment une personnalité, il y avait vraiment quelque chose, qu’on ait aimé le film ou non.

Il y avait de la matière pour faire en sorte de réaliser une campagne de communication efficace et captant l’attention des spectateurs. Car l’ensemble de ces supports de communication nous parlait déjà du film. On nous interpellait avec des messages forts, comme le montre également ces affiches-ci :

Rien qu’avec l’affiche « False God », cela en dit long sur la tournure que prenait le film et là où a voulu nous emmener Zack Snyder dans son long-métrage. Ce sera l’affrontement entre un homme et Dieu. Et grâce à tous les messages envoyés via ces supports de communication, la promotion avait beau être intensive, elle n’en est restée pas moins intéressante à suivre.

Et malheureusement, Justice League n’a pas été à la hauteur du précédent film de Zack Snyder. En dehors du fait que l’ensemble des campagnes de communication soient passées à la trappe pour tout le monde, elles n’avaient aucune personnalité et très peu d’ambition pour marquer le public. Car encore cette année, je me souvenais de ce « False God » et je risque de m’en souvenir encore longtemps tellement il est en lien avec le film.

Mais en ce qui concerne Justice League, l’ensemble des visuels sont tout à fait à oublier, sauf pour le cliché qui servira d’affiche officielle reprenant un dessin d’Alex Ross.

Justice League

La photographie de l’excellent Clay Enos est certainement l’unique support qui retranscrit quelque chose. Sur les réseaux sociaux, il fallait voir à quel point personne ne parlait du film alors qu’il sortait la semaine suivante.

Pour ma part, j’habite à Madrid. Je prends le métro tous les jours et je n’ai vu absolument aucune affiche sur les panneaux publicitaires pour Justice League. Et encore pire ! Dans la plus grande station de la capitale espagnole, j’ai eu le droit d’apercevoir pendant plusieurs semaines d’affilée d’énormes visuels pour le dernier tome d’Astérix et Obélix. Mais durant les semaines qui ont précédé Justice League, il n’y a eu absolument rien. Je n’ai vu qu’une énorme toile sur une grande place et seulement deux-trois affiches au détour de certaines rues.

Justice League

Seulement voilà, pour moi cette campagne est à l’image du film : sans aucune direction et sans âme. Elle n’est pas bonne ou mauvaise, elle est seulement le résultat d’un déchirement qui s’est laissé mettre en place chez Warner Bros en interne.

Que penser de tout cela ?

Et bien que la communication du grand rassemblement des personnages de chez DC Comics était un présage pour la qualité relative du film que l’on nous a servi en salle. J’espère que Warner Bros aura retenu la leçon, bien que j’en doute car même après la daube de Suicide Squad, ils n’ont pas l’air d’avoir compris qu’il fallait choisir une trajectoire et s’y tenir. Le prochain film DC à sortir sera l’unique Aquaman. J’ose espérer qu’avec toutes les possibilités marketing que nous pouvons avoir grâce au personnage et à son univers, la promotion du film sera intéressante et originale.