Avant-propos : C’est le premier avant-propos que je fais sur mon blog. Je le fais pour préciser que ce dont je vais parler ci-dessous est vraiment et purement personnel. Ce n’est pas vraiment comme certains de mes articles où je vais exprimer une opinion, par exemple mon article sur Rotten Tomatoes. Je fais vraiment cet article dans le but de tenter de retranscrire comment, à 26 ans, je suis encore marqué par ce phénomène planétaire. Il s’agira vraiment d’un ressenti personnel, je n’écrirai aucunement pour dire que j’ai raison ou tort, mais seulement comment à 26 ans, j’arrive encore à être ému lorsque je vois la mort de Sasha dans le film Pokémon : Mew vs Mewtwo. Cet article est dédié à tous ces enfants, comme moi, de la fin des années 90. Car nous sommes encore tous marqués par ce phénomène. Bonne lecture et bonne aventure.

Pour vous mettre dans l’ambiance :

Mon départ du Bourg Palette…

Je suis un enfant des années 90, je suis né en 1991 et à peine 10 ans plus tard une bombe culturelle éclatait dans ma poche, dans ma télé, dans ma GameBoy, dans mon lecteur de VHS, dans mon imagination… Cette bombe s’appelait et s’appelle toujours : Pokémon.

J’aimerais vous dire que je me souviens du moment exact où j’ai voulu avoir ma première cartouche Pokémon (Pokémon bleu représente). Mais cela serait vous mentir tout simplement car malheureusement, je ne me souviens pas comment cette cartouche Pokémon bleu ou le visionnage du dessin animé me sont arrivés. J’ai beau tenter de me rappeler, c’est vraiment flou, tout ce dont je me souviens c’est d’avoir eu entre mes mains cette première cartouche et avoir commencé à y jouer, de m’être assis et d’avoir regardé.

Même par rapport à l’ordre, ai-je regardé le dessin animé avant de jouer sur ma GameBoy ? Je ne sais plus du tout. Mais en tout cas, lorsque j’ai commencé (comme pour tout le monde j’imagine), je me suis laissé très rapidement emporter par cette ferveur. Et à la récré, nous ne parlions que de Pokémon. La ferveur ne s’arrêtait pas de grandir et je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait.

…ma collecte de badges…

Version Bleu Rouge

La folie avait emporté tout le monde. Je me souviens qu’après avoir commencé à regarder mes premiers épisodes, j’étais totalement pris dans la PokéMania. Après la série et les premières cartouches bleues et rouges, j’ai commencé à collectionner les cartes Pokémon. Oh, ces cartes Pokémon, je les portais fièrement avec moi pour montrer que j’en avais des rares.

Bien entendu, j’essayais de faire croire à ceux qui voulaient m’échanger des cartes que mon Sabelette avait plus de valeur que leur Leveinard. Je collectais les cartes comme je collectionnais les Pokémon sur ma Gameboy. Mais je n’étais pas très bon dans la collecte de cartes et pour tout vous dire, je ne sais toujours pas précisément comment fonctionne le système des cartes Pokémon. Et je pense qu’à l’époque, ceux de mon âge ne savaient pas non plus comment il fonctionnait. Nous jouions comme nous le pouvions et dans la plupart des cas, nous nous proclamions vainqueur chacun de notre côté.

Pokémon

Je me baladais avec mes cartes Pokémon dans mon cartable. Je devais en avoir plus d’une centaine. Mais vous le savez, je devais avoir majoritairement des cartes énergies plutôt que des cartes de type Pokémon. Je n’avais pas grand intérêt à en avoir autant, mais au cas où il me fallait cette carte ce jour-là, il me fallait l’avoir.

… l’avant ligue Indigo Pokémon…

Mais ce n’était pas tout ce que j’avais dans mon attirail de dresseur de Pokémon. J’avais bien entendu un « Cable Link », comme on l’appelait à l’époque. Ce fameux cable indispensable qui permettait de compléter très rapidement sa collection Pokémon ou d’échanger son Spectrum ou Kadabra afin qu’ils puissent se transformer respectivement en Alakazam et Ectoplasma.

Et je ne m’étais pas non plus limité à ces équipements. Je me souviens avoir eu entre mes mains le fameux « Action Replay » qui permettait de faire fléchir le jeu à sa bonne volonté. Je veux faire apparaître un Artikodin sur la route de Jadielle ? Pas de soucis, il me suffisait de rentrer le code dans mon Action Replay et j’avais le droit de trouver le fameux oiseau de glace légendaire. Mais je n’en étais que peu fier car malgré tout, je savais pertinemment que la magie se cassait un peu.

Le temps passa un peu. La PokéMania était plus que jamais présente. Je me souviens alors avoir reçu la version jaune. Oui, cette fameuse version jaune qui me permettait d’être comme Saha, c’est-à-dire avoir son Pikachu qui nous suivait tout le temps. Mais hélas, ma gentillesse a eu raison de moi car je l’ai prêté à un camarade de classe qui ne me l’a jamais rendu.

Après des heures passées sur la version bleue qui portait fièrement mes initiales F.C. suite au non retour de ma version jaune, je recevais alors la version or avec Ho-oh placardé dessus. Il s’agissait là d’un tout nouveau monde qui s’ouvrait à moi. J’y découvris des dizaines de nouveaux Pokémon et un nouveau monde. Et mieux encore, je pouvais me rendre dans Kanto selon mon bon vouloir. Je pouvais alors conseiller les novices qui ne connaissaient Kanto que par ces versions or et argent. Malheureusement pour eux, il leur était impossible d’obtenir des Akwakwak niveau 255 ou encore de cloner des Pokémon en éteignant leur GameBoy.

… l’après Ligue Indigo

Me voilà aujourd’hui, écrivant à propos de Pokémon à 26 ans. Si j’ai fait ce papier, c’est parce que je suis tombé récemment sur cette bande-annonce du prochain film Pokémon « Je te choisis ». Et il m’est impossible de ne pas penser à tout ce dont j’ai parlé plus haut lorsque j’y vois les nombreuses images mémorables de mon enfance.

Rien que de me dire que j’attends la sortie du prochain film Pokémon, je me demande si cette frénésie et cet amour que je porte à Pokémon s’arrêtera un jour. J’espère que non. Car si un jour je n’arrive plus à être rêveur en parlant de Pokémon, cela voudra dire qu’une partie de moi a disparu. Et donc, j’espère que Pokémon pourra m’enchanter à nouveau comme cela sera sûrement le cas avec le film à venir. Pour que je puisse me dire que je pars vers de nouvelles aventures…

Pokémon