• Réalisé par : Dean Israelite
  • Produit par : Lionsgate Films, Temple Hill Entertainment, SCG Films
  • Distributeur : Lionsgate (États-Unis), Metropolitan Filmexport (France)
  • Genre : Science-Fiction
  • Avec : Dacre Montgomery (Jason Scott / Ranger Rouge), Naomi Scott (Kimberly Hart / Ranger Rose), Becky G.(Trini Kwan / Ranger Jaune), Ludi Lin (Zack Taylor / Ranger Noir), RJ Cyler (Billy Cranston / Ranger Bleu), Bryan Cranston (Zordon), Elizabeth Banks (Rita Repulsa) 

Je l’ai vu ! Enfin ! J’avais peur de ne pas le voir au cinéma, mais c’est fait ! J’ai enfin vu un des films que j’attendais le plus cette année. J’avais peur de ne pas le voir, car habitant à l’étranger (j’habite en Espagne, calme-toi), aucun des cinémas autour de chez moi ne le diffusaient en version originale. C’est donc grâce à un retour en France que j’ai pu aller voir en VF la dernière itération de cette grand franchise Power Rangers sur grand écran.

Étant un grand fan de la série originelle, il ne m’en a pas fallu beaucoup pour être comblé avec le film. Je ne vais pas le cacher car j’ai suivi les annonces et j’étais emballé par le projet depuis le début. Et lorsque la première bande-annonce est arrivée, j’étais sous le charme sans problème.

 

Alors concrètement, ça vaut quoi ?

Et bien le film ne m’a pas déçu dans sa globalité, bien au contraire, mais ce n’est pas étonnant. Le film a su me surprendre à des moments, particulièrement dans la scène d’intro qui a permis de redéfinir ou d’affiner l’histoire des Power Rangers. J’ai trouvé l’approche de cette intro très intéressante.

Le film est l’introduction à une franchise, qui s’étalera sur six autres films, semble t-il. Alors personnellement, les « Origin story » sont les films de franchises que je n’aime guère. Car il s’agit de films qui nous narrent la rencontre des protagonistes et/ou le développement de leurs pouvoirs. Je comprends les nécessités et besoins lors de l’installation de nouvelles franchises au cinéma.

Pour le cas de Power Rangers, la présentation et le développement des personnages tirent bien trop en longueur à des moments. Le film fait deux heures, un temps qui est dans la moyenne des productions actuelles. Mais je pense qu’on aurait pu se passer d’un bon quart d’heure, et rajouter ces quinze minutes au combat opposant Rita et les Power Rangers, ou insérer une scène d’action supplémentaire avant le grand final.

Je parlerai un peu de la réalisation signée Dean Israelite car j’ai été vraiment admiratif de certains plans presque poétiques. Oui, je pousse un peu.

Nous avons un casting de 5 personnes inconnues qui s’en tirent bien, sans rentrer dans du surjeu. Contrairement à Elisabeth Banks qui s’éclate littéralement dans le personnage de Rita et nous fait du surjeu mais qui passe sans problème. Pour terminer, Bryan Cranston s’en sort bien, mais j’aurais aimé voir le film en VO pour pouvoir me prononcer plus en détails. Car je n’ai pas besoin de dire que la VF est immonde.

Pour finir, j’ai apprécié bien évidemment l’utilisation du thème Go Go Power Rangers, fait pour le film de 1995. Et également, je ne me suis pas passé du caméo de David Jason Frank et de Amy Jo Johnson à la toute fin du film. Ce sont ces petites madeleines de Proust qui raviront les fans hardcore comme moi-même.

Et pour après ?

Rita est mise scénaristiquement en attente pour qu’elle revienne d’ici un ou deux films. Pour la suite directe au premier film, il introduira le ranger vert. Il reste à savoir s’il nous sera présenté en tant que protagoniste ou antagoniste aux rangers. Dans tous les cas, les noms des prochains antagonistes sont déjà trouvés, cela va de Lord Z à Divatox en passant par Scorpina ou Baboo.

Saban’s Power Rangers n’est clairement pas un mauvais film. Il aura en défaut quelques longueurs dans son scénario, mais rien de catastrophique à mon avis. Également, le film se permet de parler de bons messages sur la différence et l’acceptation des autres. Des sujets qui ont toujours été importants dans la franchise. 

Anecdote : Le personnage de Billy se nomme Billy Cranston, car lors des tous premiers épisodes, le personnage de Billy n’avait pas de nom de famille. Les producteurs ont alors demandé à l’acteur jouant le vilain de l’épisode son nom de famille. La personne a répondu « Cranston, je m’appelle Bryan Cranston ». Des années plus tard, il joua dans Malcolm et Breaking Bad.