Le 4ème cavalier est arrivé, mais malheureusement, il est arrivé sur le même âne que Luke Cage et Jessica Jones, et non comme Daredevil sur un cheval. Cette métaphore est déjà bien trop poussée pour un début d’article. Iron Fist, aka Danny Rand (oui il l’a suffisamment répété), vient donc compléter l’équipe bancale des Defenders.

Alors au cours de ces 12 épisodes, le 13ème étant totalement inutile, Iron Fist montre que la formule Marvel X Netflix ne semble être qu’un bon deal financier plutôt qu’une envie de marquer réellement le monde des séries. Toutefois, avant que les rageux ne se plaignent, je tiens à nuancer que Daredevil est l’une des meilleures adaptations que nous avons pu avoir jusqu’à la sortie de Legion. Et ce n’est en aucun cas les séries DC Comics qui pourront dire le contraire…

La série débute avec le retour de Danny Rand à New York alors que tout le monde le croyait mort. Son retour ne se fait pas de bonne grâce car il découvre que ses deux anciens amis d’enfance sont à la tête de l’entreprise fondée par son père, Rand Entreprise. Danny Rand revient alors en Iron Fist chargé de détruire la vilaine organisation secrète qui est La Main. C’est un des buts premiers de l’Iron Fist, il est l’ennemi juré de La Main.

Dès le premier épisode, la série nous donne cette impression de longueur, bien que je dois admettre en toute honnêteté que les derniers épisodes sont meilleurs. Les premiers épisodes sont limites catastrophiques. Il n’y a aucune construction dans la progression de l’intrigue ainsi que dans celle des personnages. Chaque action ou déroulement de l’intrigue est prévisible.

Ensuite, on arrive vers le milieu de la série. Là où, encore une fois à l’exception de ce cher Charlie Cox, Jessica Jones et Luke Cage nous tournaient en rond pendant plusieurs épisodes. Iron Fist se sert d’un retournement de situation auquel je ne crois pas une seule seconde. Car ce retournement de situation rend plus ou moins caduques les actions générées par Daredevil en saison 2. Mais a contrario, et je le redis, la qualité de la série s’améliore passé les 6-7 premiers épisodes.

En bref, je parlerai rapidement du rendu du pouvoir que je ne trouve vraiment pas beau. J’ai l’impression que son poing s’illumine comme quand j’étais gosse et que je passais une lampe sous la paume de ma main pour essayer de voir à travers. Et Netflix semble avoir quelques problèmes pour le rendu des pouvoirs à l’écran. Déjà dans Daredevil, nous n’avions eu qu’une seule scène à travers ses yeux et pour Jessica Jones, son vol se montre par le fait que ses jambes quittent le sol.

Iron Fist se termine en cliffhanger et avec un 13ème  épisode dont on se serait bien passé. Mais également, je cherche encore ce bel univers connecté, je le cherche mais je ne le trouve pas. Alors la série débute vraiment très mal et se termine sur une fausse note. On appréciera les combats d’arts martiaux, mais cela sera une des seules choses assez bien appréciables. Ah si, j’ai apprécié de retrouver Faramir et content qu’il ait pu s’échapper des champs de Pelennor.

Tout n’est pas à jeter, mais j’ai bien du mal à saisir le fait que ce genre de série ne puisse pas être de meilleure qualité. J’ai fait quelques recherches et on nous parlait déjà d’Iron Fist en février 2014. J’ai du mal à croire que la série a subi un rush de planning et que l’histoire a été écrite à la va-vite alors qu’ils ont eu plusieurs années.

Et pour après ?

C’est là où ça m’inquiète assez fortement car avec les fins de Luke Cage et d’Iron Fist, le rapprochement des Defenders risque d’être très mal amené, surtout que la série ne doit compter que 8 épisodes. Alors j’imagine qu’un, voire deux épisodes seront utilisés pour montrer les différences entre chacun des membres, qui se tiendront ensuite la main pour aller dégommer Sigourney Weaver.

J’attends de voir la qualité de la série Punisher. Mais il est clair que si les prochaines saisons des 3 amis de Daredevil ne s’améliorent pas, je risque de tirer un trait dessus et de me concentrer  uniquement sur celles qui en valent réellement le coup.